La culture autochtone au grand écran

Marie-Claude Pilon
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Le tournage de ce projet cinématographique s’est étendu sur 23 jours dans différentes municipalités du Québec, dont Kahnawake. Voici une photo de quelques acteurs autochtones ayant participé à cette production.

La culture autochtone et le territoire de Kahnawake sont au cœur du long-métrage Rhymes for Young Ghouls. Le tournage de ce film anglophone a pris fin il y a déjà quelques semaines. L’œuvre est un mélange de suspense, d’horreur et de drame. Sa sortie est prévue à l’automne 2013. Le Châteauguay Express.ca vous livre les confidences du réalisateur Jeff Barnaby et du coproducteur John Cristou.

Lui-même d’origine Mohawk, Jeff Barnaby tenait à explorer sa culture dans l’un de ses films. « Idéalement, j’aurais aimé tourner dans la réserve qui m’a vu grandir. Mais elle est située près de Sainte-Flavie en Gaspésie, alors je me suis tourné vers Kahnawake. La proximité avec Montréal facilitait le travail de tous. On a aussi tourné à Oka et au Lac-St-Jean », explique-t-il.

Le budget de ce film, dont le titre se traduit par Rimes pour jeunes Ghouls, dispose d’un budget de 1,4 M$. « C’est assez bon quand on sait que le financement est difficile à obtenir au Canada », confie pour sa part, le coproducteur John Cristou, de Prospector Films.

Le récit du film se tient sur une réserve amérindienne fictive se nommant Red Crow. L’action, pour sa part, prend racine en 1976 et tourne autour d’une adolescente de 14 ans, Aila. Orpheline à la suite de la mort de sa mère et de l'emprisonnement de son père, elle est élevée par son oncle. Celui-ci souhaite que sa nièce devienne, sur leur réserve, la princesse de la marijuana.

Fait intéressant : tous les acteurs ou presque sont d’origine autochtone. Le personnage principal, Aila est interprétée par la jeune Devery Jacobs.

« Le thème de la vengeance est omniprésent dans le film. Aila en fait une obsession, car elle se bat pour survivre dans un environnement violent et hostile. Ça amène une dynamique intéressante », poursuit le réalisateur.

De son côté, le coproducteur John Cristou de Prospector Films a de grandes ambitions. « Mon but ultime est de procéder au lancement officiel au Festival du Film de Toronto (TIFF). Sinon, nous espérons une sortie en salle pour septembre 2013 et une diffusion télévisuelle en 2014 », conclut-il sur une note joyeuse.

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